Nouvelles toiles

J’ai terminé les 3 toiles qui m’ont été commandées par une entreprise para-gouvernementale.

Celle-ci s’intitule « De l’arbre à l’imprimerie »

L’idée de cette oeuvre m’est venue en pensant que sans les arbres, il n’y aurait pas eu d’imprimerie… Les forêts fournissent aux activités de production de pâte à papier une matière première naturelle et renouvelable, le bois. 70% du bois utilisé dans la fabrication de la pâte à papier provient des coupes d’entretien… et 30% des chutes de l’activité de scierie. Le bois est exploité pour l’ameublement, la construction ou la menuiserie. Une fois le tronc transformé en planches, il reste toujours des morceaux de bois qui sont voués à l’élimination. Or ce sont ces chutes de scierie qui sont récupérées par l’Industrie Papetière et qui constituent la matière première nécessaire à la fabrication du papier. Ainsi les forestiers et les scieurs trouvent des débouchés aux sous-produits de la forêt en les vendant à l’industrie Papetière qui est la seule à utiliser et valoriser ces volumes importants de bois, qui sans elle, seraient voués à l’élimination.Le papier vient de l’arbre, donc, le livre vient de l’arbre, les journaux viennent de l’arbre et pour illustrer encore mieux le côté imprimerie, j’ai pensé peindre ma toile sur un fond de page de journal.

Celle-ci s’intitule « L’imprimerie »

L’avènement de l’imprimerie nous a permis de marcher sur le chemin de la connaissance! Donc, sur cette oeuvre, tout sort de l’imprimerie; le chemin sur lequel on voit les caractères d’imprimerie, les blocs formés de lettres et de couleurs de base (ou primaires) cyan, magenta et jaune avec lesquelles on fabrique les couleurs secondaires, représentées ici par un bloc orange, un bloc vert et un bloc violet. Des feuilles imprimées sortent également de la bâtisse pour aller se poser dans un livre au bas de la toile. L’arbre, à droite, pour représenter que le papier vient du bois et le pigeon voyageur, oiseau qui était spécialement sélectionné pour effectuer des voyages afin de transmettre des messages et dont les déplacements constituaient un vecteur de communication courant – et considéré comme très fiable – jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale.

Oeuvre intitulée « Le travail à l’imprimerie »

C’est grâce au génie de Gutenberg que la pensée s’est livrement répandue dans les livres et dans les esprits de nos ancêtres. Reproduire à de multiples exemplaires, c’est s’assurer de la pérennité de son expression au-delà du temps. J’ai représenté ici deivers secteurs du travail dans une imprimerie au Moyen Âge et au début de la Renaissance; l’essentiel du travail est alors effectué a la main. Pour composer chaque ligne du texte, il fallait sélectionner un à un les caractères (en relief et inversés) correspondant aux lettres des mots, et les placer dans un cadre spécial, la « forme », situé sur le plateau de la presse. Une  fois toutes les lignes composées, la forme était enduite d’encre à l’aide de pelotes en crin de cheval. On y plaçait alors une feuille de papier préalablement humidifiée, qu’une planche de bois, la « platine » venait comprimer sous l’action d’une vis en bois. J’ai appliqué des couleurs jaune et ocre rouge afin de relier ces divers secteurs et les lettres à l’avant-plan servent aussi de lien entre les différentes parties du tableau.

J’ajoute à ces 3 toiles que je viens de terminer, celle que j’ai faite l’année dernière pour cette même compagnie.

Celle-ci s’intitule « Les débuts de l’imprimerie »

Le fond du tableau a été peint à l’acrylique, à larges coups de spatule avec des couleurs écru et or, couleurs imbriquées l’une dans l’autre, qui rendent le tableau lumineux et donnent l’impression, dès le début, qu’il y a du mouvement. Sur ce fond lumineux, j’ai inséré quelques imprimés faits de lettrage ancien. Avec des tons plus foncés, à l’huile, j’ai reproduit des machines à imprimer datant des débuts de l’ère de l’imprimerie. En tons encore plus foncés, toujours à l’huile, j’ai inséré, à l’avant-plan, des lettres afin de représenter des caractères d’imprimerie et quelques caractères métalliques en relief, qui servaient à former des mots lorsque assemblés sur une trame, selon la méthode découverte par Gutenberg en l’an 1440.

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A propos artatout

Pascale Pilon, artiste peintre, je possède ma propre école de dessin et peinture à l'huile. J'enseigne à des petits groupes depuis maintenant 20 ans, c'est ma passion.
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